Vivre en temps de guerre

les guerres mondiales en Loire-Atlantique

Notice: Undefined variable: tagResult in /var/www/guerre/plugins/content/cedtag/cedtag.php on line 235

Notice: Undefined variable: tagResult in /var/www/guerre/plugins/content/cedtag/cedtag.php on line 235

Cours Commandant d’Estienne d’Orves. Membre du réseau Nemrod

Rallié au général de Gaulle, l’officier de marine Honoré d’Estienne d’Orves met en place un des premiers réseaux de renseignements en France occupée, le réseau Nemrod.

C’est à Nantes, avec ses compagnons Maurice Barlier et Jan Doornik, qu’il établit la première liaison radiotélégraphique clandestine avec Londres, le 25 décembre 1940, et qu’il sera arrêté le 21 janvier 1941.
En janvier 1941, plusieurs membres du réseau Nemrod sont arrêtés. Trahi par son opérateur Alfred Gaessler, alias Georges Marty, Honoré d’Estienne d’Orves est arrêté dans la nuit du 21 au 22 janvier 1941, avec Jean Le Gigan et sa mère, les époux Clément et Mme Clément mère. Le 23 janvier, c’est au tour des époux Setout. Le 26 mai 1941, le verdict du procès est radical : le commandant d’Estienne d’Orves, Maurice Barlier, Jan Doornik, Jean Le Gigan, André Clément et Mme Clément sont condamnés à mort. Les autres s’en tirent avec des peines de prison.

La mémoire du réseau Nemrod dans les rues de Nantes

En 1946, l’amicale du réseau d’Estienne d’Orves demande à la ville de rendre hommage à Estienne d’Orves et Maurice Barlier. Les élus acceptent de le faire seulement pour le premier, en dénommant une voie cours Commandant d’Estienne d’Orves.
Ce n’est qu’en 1967 que la municipalité baptise une rue Maurice Barlier.
Entre-temps, le 5 septembre 1948, une plaque commémorative est apposée sur la villa Ty Brao, à la mémoire du réseau d’Estienne d’Orves.
Depuis 1974, les rues de Nantes commémorent aussi le souvenir d’André Clément et de Jean Le Gigan, avec la dénomination de rues à leur nom.

La mémoire du réseau d’Estienne d’Orves au musée d’histoire de Nantes

Le musée d’histoire de Nantes conserve un avis de condamnation à mort d’Estienne d’Orves, Maurice Barlier et Jan Doornik, membres du réseau Nemrod, daté du 29 août 1941.
Renvoi vers Net. Collection . N°979.17.71


979.17.71

---

SOURCES

http://www.defense.gouv.fr/content/download/100757/978270/.../MC17.p..
BELSER Christophe, La Collaboration en Loire-Inférieure. 1940-1944, 2 tomes, Geste éditions, 2005.
SAUVAGE Jean-Pierre et TROCHU Xavier, Mémorial des victimes de la persécution allemande, Nantes, avril 2001.
KAHN Claude., « À la mémoire des victimes du nazisme », Les Annales de Nantes et du pays nantais, n°258, p. 29.
GUYVARC’H Didier, La construction de la mémoire d’une ville. Nantes, 1914-1992, 2 volumes, Presses universitaires du Septentrion, 1994.
VAST Cécile, « Estienne d’Orves, Honoré d’ », in Dictionnaire historique de la Résistance, sous la direction de François Marcot, Robert Laffont, 2006, p. 415.
http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/325.html


Commentaires   

 
#1 Boucault 10-06-2013 11:26
Bonjour,
Je tiens à porter à votre connaissance, l’existence du prix d’Honoré d’Estienne d’Orves décerné chaque année à Nantes par l’Association Régionale des auditeurs de l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale)des Pays de la Loire.
Ce prix a vocation à récompenser tout ouvrage concernant l’histoire régionale ou la promotion de la culture de défense.
La dernière remise de prix a eu lieu le 22 mai 2013 à l’hôtel de ville de Nantes en présence de sa fille, Mme Rose de Beaufort et de Monsieur Gérard Frappier, représentant Monsieur Rimbert, maire de Nantes.
Vous trouverez plus d'information ici :
http://ihednar17.fr/prix-estienne.php
Citer
 

Ajouter un Commentaire



Afficher les lieux de résistances sur une carte plus grande

Partager cet article

FacebookTwitterLinkedinRSS FeedPinterest